DPE F ou G : comment sortir du statut de passoire thermique ?
Depuis janvier 2025, les logements G sont interdits à la location. En 2028, ce sera les F. Voici le plan d'action concret pour sortir du statut de passoire thermique.
En 2026, quatre dispositifs principaux peuvent se combiner pour financer la rénovation énergétique d'un logement : MaPrimeRénov', les primes CEE (6e période en cours), l'Éco-PTZ et la TVA à 5,5 %. À ces aides nationales s'ajoutent de nombreux dispositifs locaux — chèques énergie régionaux, aides des collectivités territoriales, programmes de l'ANAH — qui peuvent représenter plusieurs milliers d'euros supplémentaires selon votre département.
MaPrimeRénov' par geste couvre les travaux isolés (isolation, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, VMC double flux) avec des montants forfaitaires selon la catégorie de revenus. Les ménages aux revenus les plus modestes bénéficient de taux de prise en charge pouvant atteindre 90 % du montant des travaux HT, contre 40 à 50 % pour les ménages aux revenus intermédiaires. MaPrimeRénov' Sérénité, dédiée aux rénovations globales avec gain d'au moins deux classes DPE, peut couvrir jusqu'à 70 % du coût total des travaux.
Les primes CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) sont financées par les fournisseurs d'énergie et accessibles à tous sans condition de revenus. Leur montant dépend du type de travaux, de la zone climatique et du statut du ménage. Cumulables avec MaPrimeRénov', elles peuvent ajouter plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros à votre enveloppe d'aides. L'Éco-PTZ complète le dispositif en permettant de financer le reste à charge via un prêt sans intérêts jusqu'à 50 000 €, remboursable sur 20 ans.
La règle fondamentale à retenir est qu'il ne faut jamais commencer les travaux avant d'avoir déposé les demandes d'aide, en particulier pour MaPrimeRénov' et les CEE. Pour les CEE, l'engagement doit être pris avant même la signature du devis. Le montant total des aides perçues ne peut par ailleurs pas dépasser le coût réel des travaux, et chaque dispositif dispose de ses propres plafonds de dépenses éligibles.
En pratique, un ménage modeste réalisant l'isolation de sa maison et l'installation d'une pompe à chaleur peut atteindre un reste à charge quasi nul en combinant MaPrimeRénov', la prime CEE coup de pouce, l'Éco-PTZ et la TVA à 5,5 %. Pour un budget travaux de 20 000 €, les aides cumulées peuvent couvrir 15 000 à 18 000 €. Simulez chaque aide séparément puis additionnez les résultats pour estimer votre enveloppe globale.
MaPrimeRénov', les primes CEE, l'Éco-PTZ et la TVA à 5,5 % sont pleinement cumulables entre eux. Les aides locales (régions, départements, communes) le sont également. La seule limite est que le total des aides ne peut pas dépasser le montant réel des travaux.
Oui, c'est possible pour les ménages aux revenus très modestes sur certains travaux (isolation des combles, pompe à chaleur). MaPrimeRénov' peut couvrir jusqu'à 90 % des travaux, la prime CEE coup de pouce ajoute 1 000 à 4 000 €, et l'Éco-PTZ finance le reste sans intérêts. Rapprochez-vous d'un conseiller France Rénov' pour étudier votre situation.
Commencez par contacter un conseiller France Rénov' (0 808 800 700, gratuit) ou consultez le site france-renov.gouv.fr. Il vous orientera selon vos travaux et revenus. Ensuite, déposez la demande MaPrimeRénov' sur maprimerenov.gouv.fr AVANT de signer le devis, et contactez simultanément un délégataire CEE pour engager votre prime.
Depuis janvier 2025, les logements G sont interdits à la location. En 2028, ce sera les F. Voici le plan d'action concret pour sortir du statut de passoire thermique.
Les trois principales aides à la rénovation énergétique sont pleinement cumulables. Bien combinées, elles peuvent financer 80 à 100 % des travaux pour les ménages modestes.
MaPrimeRénov' 2025 fonctionne en deux piliers : parcours par geste et parcours accompagné. Les montants varient de quelques centaines à 56 000 € selon vos revenus et l'ampleur des travaux.