Calcul d'isolation — Épaisseur et résistance thermique R
L'isolation thermique est la clé d'un logement confortable et économe en énergie. Bien dimensionner son isolation permet de réduire les factures de chauffage de 25 à 60 % selon le poste traité (combles, murs, sol). Les exigences réglementaires sont définies par la RE 2020 pour le neuf et par les conditions d'obtention des aides (MaPrimeRénov', CEE) pour la rénovation.
La performance d'un isolant se mesure par sa résistance thermique R, exprimée en m².K/W. Plus R est élevé, plus l'isolation est performante. R dépend de deux facteurs : l'épaisseur de l'isolant (e) et sa conductivité thermique (λ, lambda) : R = e / λ. Un isolant avec un lambda faible est plus performant à épaisseur égale.
Les résistances thermiques minimales recommandées pour bénéficier des aides financières sont : R ≥ 7 m².K/W pour les combles perdus, R ≥ 6 pour les rampants de toiture, R ≥ 3,7 pour les murs, et R ≥ 3 pour les planchers bas.
Concrètement, pour atteindre R = 7 en combles perdus avec de la laine de verre (λ = 0,032), il faut une épaisseur de 7 × 0,032 = 0,224 m, soit environ 24 cm. Avec du polyuréthane (λ = 0,022), 15,4 cm suffisent.
Pour l'isolation des murs par l'extérieur (ITE), les panneaux les plus courants sont le polystyrène expansé (PSE, λ = 0,032), la laine de roche rigide (λ = 0,036) et le polyuréthane (λ = 0,022). L'ITE supprime les ponts thermiques et ne réduit pas la surface habitable, mais elle est plus coûteuse qu'une isolation par l'intérieur.